Avec sa dernière série, Vincent Jendly observe le port de Dunkerque, paysage de mélasse, de boue de charbon et de poussière noire qui évoque l’héritage de la révolution industrielle. Cette vision de l’anthropocène questionne l’empreinte humaine à l’échelle terrestre : plastiglomérats issus des microplastiques, disparition de la mégafaune et poids des espèces domestiques, qui représentent déjà 93 % de la biomasse des vertébrés terrestres. Dans trois siècles, la vache pourrait devenir le plus grand animal sur Terre. Que resterait-il alors : des fossiles bovins et un millimètre de particules noires ? Né à Fribourg en 1969, Vincent Jendly vit et travaille à Lausanne depuis 1994. Photographe professionnel depuis 2009, il présente pour la première fois en Suisse cette série montrée à Dunkerque.