Pourquoi les comportements autour de la viande évoluent-ils si peu malgré l’accumulation de données, d’images et d’alertes sur la maltraitance animale et son impact climatique majeur ?
La viande demeure profondément ancrée dans les pratiques alimentaires, les imaginaires et les modèles économiques, malgré une documentation abondante sur la maltraitance animale qui structure l’élevage industriel. Ces systèmes reposent sur l’exploitation intensive du vivant, tout en contribuant fortement aux déséquilibres climatiques. Alors que ces violences sont largement connues, les réponses politiques peinent à s’imposer. La réduction de la consommation de viande pourrait-elle devenir un levier d’action individuel face à ces systèmes ? Le déplacement du débat, de la condition animale vers l’impact climatique permettrait-il de rouvrir des perspectives politiques et sociales aujourd’hui bloquées ?