Le travail gratuit – domestique, émotionnel, mental – constitue un pilier central de nos sociétés, tout en restant largement invisibilisé et dévalorisé. En 1975, lorsque 90 % des Islandaises cessent simultanément de travailler, de cuisiner et de s’occuper des enfants, le pays se retrouve paralysé. En écho aux grèves féministes, cette discussion interroge ce que ces mobilisations révèlent des limites du syndicalisme traditionnel. Comment faire grève d’un travail non rémunéré et diffus ? Quelles formes d’organisation collective inventer pour en faire un terrain de lutte politique ?