Et que se passe-t-il lorsque cette violence ne se contente plus d’être structurelle, mais qu’elle provoque des gestes irréversibles?
À l’occasion de cette rencontre de Philo aux Bains, nous accueillerons Nicolas Framont, sociologue et rédacteur en chef de la revue Frustration, pour une discussion à partir de deux de ses livres : Parasites et Saint-Luigi : comment répondre à la violence du capitalisme.
Dans Parasites, Nicolas Framont démonte une mécanique idéologique bien rodée : celle qui consiste à désigner certaines populations comme des «assistés», des «profiteurs» ou des «charges» pour la société. À rebours de cette rhétorique, il pose une question simple et incisive : qui vit réellement aux dépens de qui? À travers une analyse sociologique et politique, il montre comment l’accusation de parasitisme sert à masquer les véritables rapports d’exploitation et à protéger les intérêts des classes dominantes.
Avec Saint-Luigi, il adopte une autre approche, plus directement ancrée dans un fait divers tragique : l’assassinat de Brian Thomson par Luigi Mangione. À partir de cet événement, Nicolas Framont propose une réflexion sur la violence politique et sociale. Que dit un tel acte de l’époque dans laquelle nous vivons ? Comment comprendre qu’un individu en vienne à commettre l’irréparable au nom d’une dénonciation du capitalisme ? Et surtout : comment répondre à la violence systémique sans basculer soi-même dans une logique de destruction ?
Comme toujours à Philo aux Bains, cette rencontre se veut un espace de réflexion collective pour prendre le temps de penser les tensions de notre époque — et les chemins possibles vers plus de justice.
La rencontre a lieu dans le cadre du FIFDH.
Sous la yourte, entrée libre.