Vernissage le jeudi 9 avril à 17h
Exposition du 9 au 12 avril 2026
Exposition ouverte de 11h à 18h
Reactor Gallery · 4 bis Rue de la Truite · Usines Kugler · Genève
Empreintes, métamorphoses et vanités
Le travail de Nadia Akrémi s’articule autour de trois notions essentielles: l’empreinte, la métamorphose et la vanité.
À partir de ses propres empreintes digitales, l’artiste dessine à la pointe ultrafine des visages singuliers qui émergent de la trace. Certaines de ces figures se transforment en créatures hybrides ou mythologiques. L’empreinte devient alors une métaphore de l’identité et de la mémoire, un point de rencontre entre l’intime et l’universel.
La métamorphose traverse l’ensemble de son processus de création : une trace devient visage, un fragment d’identité se transforme en présence. La notion de vanité apparaît dans certaines œuvres où l’empreinte humaine se mêle à des symboles de crâne, rappelant la fragilité et la finitude de l’existence.
Cette réflexion se prolonge dans des œuvres miniatures où des tatouages issus de chewing-gums Malabar dialoguent avec la feuille d’or. Ces rapprochements inattendus mettent en tension l’éphémère et le précieux, et interrogent l’illusion d’immortalité ainsi que l’obsession de la grandeur.
Lors d’un voyage à Prague, la découverte de l’univers de Kafka nourrit profondément cette recherche. En réalisant son portrait à l’intérieur d’une empreinte digitale, s’impose le fil conducteur de l’exposition « Empreintes, métamorphoses et vanités », présentée du 9 au 12 avril à la Reactor Gallery, à l’Usine Kugler à Genève : un parcours allant de l’empreinte au visage, du visage à la créature, jusqu’à la conscience de la finitude.
Artiste française d’origine tunisienne, Nadia Akrémi s’est formée dans plusieurs écoles d’art. Elle obtient un DNAP aux Beaux-Arts d’Annecy, puis un DNSEP avec mention Très Bien aux Beaux-Arts de Toulouse. Elle poursuit ensuite sa formation aux Beaux-Arts de Genève, où elle obtient un diplôme en activités créatrices. En 2002, elle effectue également une résidence artistique à la Cité internationale des Arts à Paris.
Depuis 2002, elle enseigne les arts plastiques au sein de l’Éducation nationale et vit à Saint-Marcellin, dans l’Isère.
Sa pratique, essentiellement graphique et souvent miniature, se déploie à travers le dessin, l’aquarelle, le travail à la feuille d’or, l’installation, le volume et le livre d’artiste.
Ses œuvres ont été présentées au Musée d’Arts Fantastiques de Bruxelles, au Musée du Lac à Nernier, dans le cadre du Chemin des artistes dans la Drôme, ainsi que lors d’expositions collectives à Paris et à Hyères autour du petit format.
En 2024, elle présente une exposition personnelle à Genève avec l’association Cheminée Nord dans les locaux de l’Usine Kugler. En 2025, elle est lauréate du prix Talents de Femmes 83 – Prix de la Ville de La Garde.