« Elizabeth d’Angleterre apparaît dans ses nombreux portraits, parée comme une idole somptueuse et lointaine, ceinte de la double auréole du célibat et de la puissance (Frégnac, 1967) ». Cette reine du XVIe siècle continue de fasciner, notamment via l’image qu’elle-même et ses contemporains ont construite. Les accoutrements sur les tableaux d’Elizabeth n’ont rien d’hasardeux : dès le XVIe siècle, les vêtements et les bijoux d’une personne sont censés refléter à la fois sa position sociale et son for intérieur. Quel rôle le protestantisme a-t-il joué dans les choix esthétiques de cette reine ? Son image a-t-elle compté dans la prise et la conservation de son pouvoir ?
Spécialiste en histoire moderne, Lucy Lagier, (2002), est l’autrice d’un mémoire de Bachelor sur le rôle des apparats dans l’image du pouvoir royal au XVIe siècle. Elle entamera bientôt un master en histoire Générale à l’Université de Neuchâtel.