Après Lenz de Georg Büchner, la metteuse en scène Eléonore Bonah et la scénographe Maria Clara Castioni abordent les textes d’Adelheid Duvanel. L’écrivaine bâloise compose une prose poétique, brève et incisive, qui évoque Kafka ou Walser et suit des êtres hypersensibles, inadaptés aux normes, dans des espaces resserrés. Longtemps oubliée après son suicide en 1996, son œuvre connaît aujourd’hui une redécouverte grâce, notamment, à sa traduction française. À partir de ses récits, les deux artistes proposent une création en français, allemand et italien, attentive à son langage singulier, à son humour au bord du désespoir et à la résistance obstinée des marges.