

Insân signifie l’être humain en arabe et étymologiquement celle ou celui qui oublie. Sur un sol de pierre et de gravats, trois corps interrogent ce poids-là : celui de la mémoire et de la légèreté vertigineuse de l'oubli. Les corps s'arrachent à la gravité ou s'y enfoncent — comme si déposer ce qu'on porte en nous permettait enfin de danser. En filigrane, la violence d'un monde qui détruit ses propres traces.